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MANIFESTATION A COPENHAGEN – voir Le Monde

samedi 12 décembre 2009

La police de Copenhague s’est livrée à une véritable démonstration de force, samedi 12 décembre, lors de la grande manifestation demandant le meilleur accord possible sur le climat : alors que les agences de presse faisaient état d’un groupe de quelque 300 casseurs de vitrine en queue de manifestation, ce sont au total 968 personnes qui ont été interpellées et retenues par les forces de l’ordre dans des conditions décriées, avant d’être finalement presque toutes relâchées avant l’aube.

Seules 13 personnes étaient encore en détention dimanche dans le centre spécial de Retortvej à Valby, établi par la police à l’occasion de la tenue du sommet mondial sur le climat. Trois d’entre eux, deux Danois et un Français devaient être présentés dans la journée à un juge pour violences contre des policiers dans l’exercice de leurs fonctions.

« COMME DES ANIMAUX »

La coalition d’ONG Climate justice action a dénoncé des interpellations arbitraires. L’une de ses porte-parole, Mel Evans, a souligné auprès de la BBC que plusieurs centaines de personnes avaient été « menottées et gardées environ quatre heures assises dans la rue, sans assistance médicale, sans eau ni possibilité d’aller aux toilettes ». « Alors qu’il gelait, des gens urinaient sur eux, parqués en ligne, comme des animaux », a-t-elle insisté.

Un porte-parole de la police, Henrik Jakobsen, a expliqué qu’il s’agissait d’arrestations « préventives », à la suite de jet de pavés, de bouteilles et de pétards par un petit groupe de manifestants, et ce, « pour assurer que la grande manifestation légalement annoncée ne soit pas perturbée par des fauteurs de troubles ». La police a aussi fait état de la forte pression causée par le nombre d’arrestations, et de la difficulté de les recenser et évacuer rapidement, indique la BBC.

Dimanche, une nouvelle manifestation visant à bloquer une partie du port de Copenhague, à l’appel de Climate Action Justice, a été dispersée par la police, et plusieurs dizaines d’interpellations ont eu lieu.

 

Néanmoins, dimanche 13 décembre 2009

Au moins trente mille manifestants selon la première estimation de la police danoise, plutôt 100 000 selon les organisateurs, ont défilé samedi après-midi à Copenhague, en marge des négociations sur le climat. En terme de participation, le succès paraissait donc au rendez-vous.

Avant le départ en direction du Bella Center, site des négociations internationales situé 6 km au sud, les organisateurs ont réitéré leurs appels au calme à l’adresse des marcheurs, chaudement vêtus sous un soleil froid. La police avait précédemment mis en garde les casseurs. Plusieurs hélicoptères surveillaient la ville tandis qu’au sol, des policiers jalonnaient le début du parcours tous les dix mètres.

Mais moins d’une demi-heure après le départ du défilé, un groupe de quelque 300 manifestants resté en queue de cortège a attaqué des vitrines dans le centre de la capitale danoise, brisant notamment des vitres du ministère des affaires étrangères, selon la police. Les jeunes gens cagoulés et vétus de noir, munis de briques et de marteaux, ont également lancé des canettes de gaz. La police est intervenue sans ménagement, jetant plusieurs d’entre eux à terre. Les casseurs se sont ensuite dispersés par petits groupes de cinq à six pour rejoindre le cortège, d’où ils émergeaient ponctuellement pour briser une vitrine. Au total, a annoncé la police, quelque 400  personnes ont été arrêtées, issues « des Blacks Blocs« , ces groupuscules ultra-violents qui s’étaient notamment illustrés lors du sommet de l’OTAN à Strasbourg, en avril. En fin de journée, elle a annoncé qu’un policier a été blessé par un jet de pavé et quatre voitures de particuliers incendiées.

« FAITES L’AMOUR, PAS DU CO2″

L’essentiel de la manifestation s’est toutefois déroulé dans une très bonne ambiance. A l’arrivée, les participants n’ont pas cherché à entrer dans le Bella Center, situé à 500 mètres, où des dizaines de délégués du monde entier suivaient le défilé sur les téléviseurs installés dans les couloirs. Le cortège était hérissé de banderoles appelant à la « justice climatique », « Faites l’amour, pas du CO2″, rappelant qu’il n’y a « pas de Planète B », ou reprenant le mot d’ordre du jour : « Changeons de système, pas de climat« .

Dans la foule, Jakob Larsen, un Danois de 22 ans, estimait que « le réchauffement climatique est arrivé parce que le capitalisme ne fait attention à rien ».  La majorité des manifestants étaient d’origine européenne, avec notamment des familles danoises avec enfants, des syndicalistes, étudiants ou écologistes venus de l’Allemagne voisine. Mais de nombreux asiatiques, dont quelques Chinois et Coréens, étaient également présents, ainsi que des Africains. Côté français, l’ancien leader altermondialiste José Bové a marché avec ses collègues députés européens et la dirigeante des Verts, Cécile Duflot.

Une semaine avant la conclusion de la conférence, en présence de 110 chefs d’Etat,  les participants revendiquaient la signature d’un accord de lutte contre le réchauffement climatique juste et équitable pour les plus pauvres et les plus vulnérables. « Chaque année, 300 000 personnes meurent à cause du changement climatique. Ce n’est pas une question d’adaptation mais de survie », a lancé à la tribune le directeur de Greenpeace International, Kumi Naidu. « Peut-être que les grandes nations vont entendre les peuples », espérait Partemba, sherpa népalais venu évoquer la fonte des glaciers himalayens. Une veillée aux chandelles était prévue dans la soirée, avec l’ancien archevêque sud-africain Desmond Tutu.

 


COPENHAGEN

 

 

 Ecocity World Summit, conferenza delle Università per spiegare i nuovi approcci ecologici in tutti i campi, con l’accento sull’eco-pensiero, etica ed eco-politica. Primi dibattiti sulla deforestazione;

 

 Ecocity World Summit, cnférence des universités pour expliquer les nouvelles approches écologiques pour toutes les occasions, pointant en particulier sur l’éco-pensé, étique et éco-politique. premiers débats sur la déforestation.

 

 


COPENHAGEN

 

 

dibattito sul cambiamento climatico, sul modo per far iniziare la “rivoluzione a basse emissioni” e sulla leadership mondiale per un’economia sostenibile;

 

Débat sur le changement climatique, sur les moyens pour commencer une « révolution de basses émitions » et sur la leadership mondiale pour une économie sostenible.

 


L’EUROPE TROP FAIBLE OU LACHE?

 

 

Ce jeudi et vendredi, à Bruxelles, se tient un sommet européen qui doit décider de la position européenne dans les négociations à Copenhague. Pour faire simple, l’issue des discussions de Bruxelles va déterminer ce que diront les négociateurs la semaine prochaine à Copenhague. L’Union était attendue sur de nombreux points et parmi ceux-ci les suivants : le financement de l’adaptation aux changements climatiques pour le court et le long terme, les réductions d’émissions pour 2020 et la prise d’une position commune sur les mécanismes d’utilisation des sols (LULUCF).

 

A présent que ce Sommet est fini, il est temps de faire les comptes des bons et des mauvais points de l’éventuelle évolution de la position européenne. Encore une fois, essayons d’être positifs sur ce qu’il vient de se dérouler à Bruxelles lors de ces dernières 24 heures et présentons les bons points :

 

 

  • L’Union Européenne s’est prononcée pour la signature d’un traité légalement contraignant avant le mois de juin 2010, ce qui permettrait de disposer de six mois de plus pour la ratification. Jusqu’à présent, on parlait de la conférence de Mexico qui doit se tenir à la fin de l’année 2010. Ces six mois supplémentaires permettront juste d’espérer que le traité puisse réellement entrer en vigueur à partir de 2012.
  • De plus, les Chefs d’Etat réunis à Bruxelles se sont engagés à donner 2,4 milliards de dollars par an pour ce que l’on appelle la « fast start » finance, c’est-à-dire avant 2012 et l’entrée en vigueur d’un nouveau protocole. L’argent que l’UE va ainsi mettre sur la table va permettre aux pays les plus vulnérables de commencer le long chemin de leur adaptation aux changements climatiques. Ce financement sera spécifique pour l’adaptation, la réduction des émissions ou encore la protection des forêts.

 

Au-delà de ces deux bons points, et comme malheureusement rien n’est jamais parfait, il faut aussi remarquer quelques mauvais points. De particulièrement mauvais points. En effet, il ne faut pas juger la déclaration du sommet européen par rapport à ce qu’il s’y est dit, mais bien à ce qu’il n’y s’est pas dit. Les points sur lesquels aucun accord n’a pu être trouvé. Et parmi ceux-ci :

 

 

  • L’Union ne s’est toujours pas prononcée sur la question de l’additionnalité du financement de l’adaptation aux changements climatiques. Les pays bloqueurs parmi lesquels peut-être la France et l’Allemagne ont manifestement empêché qu’un accord soit trouvé sur ce point. En ne se prononcant pas sur la question de l’additionnalité, l’Union ne s’est pas non plus positionnée sur sa participation au financement de l’adaptation aux changements climatiques pour le long terme. Et cette absence de clarté risque probablement de manquer dans les prochains jours lorsque l’examen du texte aux Nations Unies abordera ce financement.
  • Concernant les objectifs de réduction d’émission, l’Union Européenne ne s’est pas décidée à passer la barre des 20% et ainsi de décider que l’objectif de 30% allait devenir inconditionnel. Malheureusement, sur cet aspect, l’Union a péché. Et même si elle « autorise » d’autres pays à avoir des objectifs de réduction plus ambitieux, elle ne s’engage pas elle-même à l’être au nom des 27 Etats-membres. Il deviendra alors très compliqué de demander aux grands émergents ou aux USA de s’engager plus fortement si nous-mêmes ne sommes pas capables de relever nos niveaux d’ambition.
  • Et dernièrement, comme je l’ai abordé de mon précédent article, l’Union ne s’est pas non plus prononcée sur le mécanisme appelé LULUCF.

 

Une vraie (et peut-être dernière) occasion semble avoir été loupée. Même si des bons points sont à mettre en avant, il semble de plus en plus clair à présent que l’Union Européenne va arriver en ordre dispersé à Copenhague sur certains sujets. Cette perpétuation des divisions intra-européennes alors que le Sommet de Copenhague est en cours n’encourage et n’encouragera pas les pays de l’Annexe I à devenir plus ambitieux.

 

Il ne faut cependant pas oublier de garder à l’esprit que beaucoup de pays de l’Union cherchent à garder des « cartes en main » afin de ne les dévoiler que dans la dernière nuit de négociations à Copenhague. Nous voilà donc réduits à espérer qu’il reste bien des cartes en main et qu’elles tomberont réellement dans la froide et sombre nuit du 18 décembre.

 

 


NOUVELLES DE COPENHAGEN

 

 

LE MONDE

 

Plusieurs objectifs chiffrés ont émergé, vendredi 11 décembre, à l’issue de la première semaine de négociations sur le climat à Copenhague : aide de l’Union européenne (UE) aux pays les plus pauvres et les plus vulnérables, objectif d’une hausse maximale des températures mondiales et objectif d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais pour que chacun des objectifs présentés, de nombreuses questions restent en suspens et les modalités pour les atteindre ne font pas l’unanimité.

A Bruxelles, à l’issue d’un sommet de l’UE, les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont convenu d’accorder 7,2 milliards d’euros d’aide rapide aux pays pauvres sur trois ans, soit 2,4 milliards d’euros par an en 2010, 2011 et 2012. Le chèque européen doit financer un pot mondial abondé par les nations riches de près de sept milliards d’euros par an. L’UE prendrait ainsi 30 % du total à sa charge. L’UE a par ailleurs réaffirmé son offre conditionnelle d’une baisse de 30 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, contre 20 % actuellement.

Le président français s’est félicité de ces engagements, jugeant qu’ils plaçaient l’Europe en position de « leadership » dans les négociations de Copenhague. Cependant, les pays en développement et plusieurs ONG critiquent le fait que l’UE ne se soit pas prononcée sur l’aide à moyen et long terme. Cette annonce a ainsi été jugée « insignifiante » par le délégué soudanais Lumumba Stanislas Dia-Ping, dont le pays préside le G77, qui représente 130 pays en développement. « Cela nourrit en réalité encore plus la défiance sur les intentions des leaders de l’Union européenne à l’égard du changement climatique. »

Le financement à court terme n’est pas la réponse, a par ailleurs affirmé le vice-ministre des affaires étrangères chinois, He Yafei. « Que ferons-nous dans trois ans ? », s’est-il interrogé. « Le plus important serait d’avoir un mécanisme opérationnel au moins à moyen terme, assurant des fonds aux pays en développement.«  Dans un chat au Monde.fr, Sandrine Mathy, présidente du Réseau action climat, a elle aussi regretté que l’Europe ne se soit pas engagée sur « des financements de moyen terme, qui doivent pouvoir être prévisibles, stables et suffisamment ambitieux ».

 

 


ULTIME DA COPENHAGEN

 

(AGI) – Bruxelles, 11 dic. – I 27 capi di Stato e di governo dell’Unione europea potrebbero incontrarsi nuovamente in un vertice informale a margine della Conferenza Onu sul clima di Copenhagen in cui stabilire l’ammontare preciso dell’impegno Ue per sostenere i paesi piu’ poveri nella lotta al cambiamento climatico. Il nuovo vertice si dovrebbe tenere il 17 dicembre, quando i leader europei sono attesi a Copenhagen per partecipare agli ultimi due giorni della Conferenza. Secondo quanto si apprende a margine del Consiglio europeo che sta per concludersi a Bruxelles, cinque Stati dell’Ue non avrebbero ancora messo sul piatto la loro disponibilita’: per questo, il documento finale del vertice potrebbe non stabilire la cifra dell’impegno europeo per « l’azione immediata » da avviare nel 2010, il cosiddetto « fast start » per il quale, secondo le stime della Commissione, sarebbero necessari ai paesi emergenti fra i 5 e i 7 miliardi di euro all’anno. (AGI) .


COPENHAGEN

 

 

Consiglio Mondiale sulla sostenibilità economica dei Paesi in via di sviluppo; riunione della camera del commercio internazionale; organizzazione del Global Business Day per effettuare trattative internazionali; Conferenza sull’istruzione climatica nelle scuole; Energy Tour sull’energia domestica;

 

Conseil Mondial sur le soutien économique des pas en voie de développement; réunion de la chambre de commerce internationale; organisation du Global Business Day pour effectuer les négociations internationales; Conférence sur l’instruction climatique dans les écoles;  Energy Tour sur l’énergie domestique.

 

 


COPENHAGEN ACCORD en francais

 

 

de LE MONDE

 

Les pays en développement (PVD) n’ont pas déterré la hache de guerre, mais ils ne laisseront pas les pays développés leur imposer leurs conditions pour contenir le réchauffement climatique.

Dans un texte confidentiel élaboré par la Chine en accord avec l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et le Soudan – Etat qui préside cette année le G77 regroupant les pays en développement au sein de l’ONU –, ils exposent l’accord de Copenhague qui répondrait à leurs desiderata. Révélé par Le Monde, le texte pourrait s’imposer comme le fil conducteur des dix jours de négociation à venir, alors que l’esquisse de proposition de la présidence danoise, publiée mardi 8 décembre par The Guardian, a soulevé un tollé de la part des PVD dans les salles du sommet de Copenhague.

Le texte du Danemark – dont Le Monde avait révélé les grandes lignes dans son numéro du 3 décembre – avait été très mal reçu par le G77 et par conséquent avait provoqué une réunion à Pékin les 27 et 28 novembre, à l’initiative de la Chine. Les pays du Basic (acronyme constitué de la première initiale de chacun des cinq pays à l’initiative du texte) se sont mis d’accord sur une position commune, que le gouvernement chinois a finalisée et envoyée à ses partenaires le 30 novembre par fax.

AVANCÉE MAJEURE

Intitulé « Copenhagen accord (draft) », écrit dans un langage diplomatique assuré, le texte se veut réaliste et acceptable. Il se présente sous la forme d’une décision finale de la conférence. Le préambule souligne qu’il y a deux décisions, l’une sous le régime de la Convention des Nations unies, l’autre sous celui du protocole de Kyoto. Cela revient à signifier que ce dernier doit rester en vigueur au-delà de 2012, date en principe où il deviendrait caduc.

Le document précise que « le développement économique et l’éradication de la pauvreté sont la priorité indiscutable des pays en développement », tout en admettant l’expertise scientifique selon laquelle « l’augmentation de la température globale ne devrait pas excéder 2°C ». Ce point est une avancée majeure qui ouvre la porte à des réductions d’émissions de CO2 de la part des pays du Sud, un effort, même drastique, des pays du Nord ne pouvant suffire à atteindre cet objectif.

RÉDUCTIONS ABSOLUES

Le projet d’accord insiste sur les engagements contraignants pour les pays riches, dits de l’annexeI, et « parties » au protocole de Kyoto: ils doivent prendre des objectifs pour la « deuxième période d’engagement » de ce protocole dont le terme pourrait être 2017 ou 2020.

« Pour les pays de l’annexe I qui ne sont pas parties au protocole de Kyoto », c’est-à-dire les Etats-Unis, « les engagements de réduction des émissions doivent être comparables aux objectifs » des autres: cette formulation reconnaît implicitement que les Etats-Unis peuvent ne pas prendre comme date de référence 1990 (qui est celle adoptée par les Etats membres de l’Union européenne et le Japon). Mais elle implique qu’ils doivent réduire leurs émissions, et, est-il précisé, « par des mesures domestiques »: autrement dit, des réductions absolues sont attendues, sans recours au marché du carbone.

Le texte du Basic mentionne aussi les actions que mèneront les pays en développement, soulignant qu’elles ne seront pas contrôlées par une instance internationale. Cependant, l’analyse et la supervision de ces actions se feraient selon les « lignes directrices » élaborées par la communauté internationale. Il est par ailleurs souligné qu’aucune taxe aux frontières sur les produits importés ne devra être mise en place.

UN FONDS GLOBAL DU CLIMAT

« Un cadre institutionnel spécifique » sera établi pour l’adaptation, en particulier, des Etats insulaires, des Etats les plus pauvres et des pays africains. Cette disposition reconnaît implicitement que le G77 n’est pas un ensemble homogène, et établit une distinction entre les pays émergents et les pays qui connaissent des difficultés profondes.

Pour l’aide financière que les pays développés devront fournir aux pays en développement, un Fonds global du climat serait créé, sous le régime de la Convention des Nations unies, ce qui exclut de facto le recours à la Banque mondiale, souhaité par les Etats-Unis. Le texte du Basic précise que le Fonds pour l’environnement mondial – une structure existante, autonome, et agissant depuis plus de dix ans – sera « l’entité opérationnelle du Fonds global ».

Le projet d’accord est habile. Il mêle à la fois ce qui n’est pas négociable et des compromis manifestes. C’est un projet de discussion plutôt que de combat. Interrogé par Le Monde lors de la conférence de presse qu’il a tenu mercredi 9 décembre, Yu Qingtai, l’ambassadeur de la Chine pour la conférence de Copenhague a indiqué, sans mentionner le projet, que « les pays engagés dans la consultation de Pékin se sont mis d’accord sur une position ferme pour la conférence », ajoutant « cette consultation n’est pas seulement un accord entre ces pays, mais reflète la position unanime des pays en développement sur la question du changement climatique ».

Il reste que le groupe du Basic entendait préserver la confidentialité de son texte jusqu’à la semaine prochaine, semaine cruciale pour l’issue des négociations. Sa publication va certainement alimenter les débats au sein des associations écologistes, mais aussi au sein des délégations présentes à Copenhague.

Hervé Kempf


COPENHAGEN ACCORD in italiano

 

dalla STAMPA 

«Kyoto non è negoziabile»

COPENHAGEN
Kyoto non si tocca, almeno per ora: è questa la parola d’ordine dei Paesi in via di sviluppo che, capeggiati da Cina e India, non intendono sottostare al diktat dei più ricchi. Anzi, oggi Le Monde ha pubblicato un documento «riservatissimo» che per il G77 (il club dei Paesi in via di sviluppo) è il testo di una possibile intesa finale, indiretta risposta a quello stilato e poi rinnegato martedì scorso dalla presidenza danese. Un documento che difficilmente diventerà l’accordo conclusivo, ma che sarà la base per i negoziati dei prossimi giorni. Intanto stasera a si discute di clima a Bruxelles, con l’auspicio di un accordo «globale, complessivo e ambizioso» a Copenaghen già inserito nella bozza delle conclusioni del vertice dei 27 leader europei.

Il testo confidenziale elaborato dalla Cina in accordo con India, Brasile, Sudafrica e Sudan mette molti paletti alle intenzioni dei Paesi più industrializzati, pur aprendo la porta a compromessi. Il preambolo insiste sulla validità del protocollo di Kyoto – che può restare in vigore anche dopo il 2012 – e indica in «2 gradi centigradi» l’innalzamento della temperatura della Terra da non superare, con una seconda fase di ’impegnò dei Paesi più industrializzati dal 2013 al 2020, «che riprenderebbe gli impegni assegnati sulla prima fase (2008-2012) moltiplicati per otto» . In sostanza, la richiesta ai Paesi industrializzati è di ridurre le emissioni di gas a effetto serra del 40% entro il 2020 rispetto al 1990. E agli Usa viene chiesto di adeguarsi «agli sforzi degli altri», con tagli «a livello nazionale» e non compensazioni oltre le frontiere americane.

Quanto ai più poveri, si mette in chiaro, «la priorità assoluta resta lo sviluppo economico e lo sradicamento della povertà». Sul versante europeo, Francia e Gran Bretagna spingono per innalzare la barra degli obiettivi Ue. Il presidente francese Nicolas Sarkozy vuole andare «al più presto possibile» verso una riduzione del 30% delle emissioni di gas a effetto serra a livello europeo, ha dichiarato il suo ministro per l’Ambiente, Jean Louis Borloo. Anche Londra preme per l’upgrade degli obiettivi europei al 30%. Sarkozy ha detto inoltre che si impegnerà «a morte» per la creazione di una organizzazione mondiale dell’Ambiente, che sarà incaricata di seguire la realizzazione delle promesse del summit di Copenaghen, secondo un responsabile del Wwf. Sarkozy sarà a Copenaghen il 17 e 18 dicembre, per lo sprint finale dei negoziati.

Oggi anche il presidente russo Dmitri Medvedev si è aggiunto ufficialmente alla lista degli oltre 100 leader mondiali che si ritroveranno nella capitale danese la settimana prossima. La partecipazione di Mevdevev non cambierà forse la sorte dei negoziati sul clima, ma promette la firma con gli Usa del nuovo Start, il Trattato sulla riduzione delle armi strategiche di teatro scaduto lo scorso 5 dicembre. Barack Obama sarà infatti a sua volta a Copenaghen il 18 dicembre e a Mosca si vocifera che per quella data tutto sarà pronto.

dal CORRIERE DELLA SERA

COPENAGHEN – «Copenhagen accord (draft)», è il titolo della bozza di accordo, resa nota da Le Monde, elaborata dai cinque Paesi denominati «Basic» dalle loro iniziali (Brasile, Sudafrica, Sudan, India e Cina) e che costituisce qualcosa di più di una piattaforma di discussione del G77, i Paesi in via di sviluppo, in risposta alla bozza di accordo dei Paesi sviluppati che ha suscitato il rifiuto di quelli in via di sviluppo dopo che il Guardian ne aveva pubblicato le anticipazioni. Secondo Le Monde, si tratta di un testo molto abile che mescola alcune parti non negoziabili ad altre aperte ad accordi.KYOTO - Nel testo, dice il quotidiano francese, si chiede che il Protocollo di Kyoto resti in vigore oltre la sua data di scadenza nel 2012 e richiede ai Paesi industrializzati la riduzione entro il 2020 del 40% delle emissioni dei gas serra rispetto al livello del 1990, in quanto «l’aumento delle temperatura globale non deve superare i 2 gradi». Quindi uno sforzo notevolmente maggiore dei Paesi industrializzati per la riduzione delle emissioni – Kyoto si limitava al 5% con il traguardo del 2012 – ed è quello che chiedono gli scienziati se si vogliono evitare scenari catastrofici.

FONDO - Si chiede inoltre di sottoscrivere il Protocollo di Kyoto alle nazioni che non l’hanno fatto (come gli Stati Uniti che non l’hanno ratificato) e che «gli impegni della riduzione delle emissioni devono essere compatibili agli obiettivi». Questa formula, dice Le Monde, riconosce implicitamente che gli Usa possono non assumere il 1990 come data di riferimento per la riduzione delle emissioni (come fanno Ue e Giappone). La riduzione delle emissioni deve avvenire «con misure interne», senza cioè ricorrere a meccanismi di compensazione esterni (mercato di scambio dei certificati dell’anidride carbonica). Inoltre le azioni intraprese dai Paesi in via di sviluppo non saranno controllate da organismi internazionali, ma seguiranno «linee direttrici» elaborati dalla comunità internazionale e nessun dazio potrà essere imposto sui prodotti importati. «Un quadro istituzionale specifico» sarà istituito per i Paesi più poveri e per gli Stati insulari, che si sono fermamente opposti alla mancanza di un accordo vincolante che preveda un aumento massimo delle temperature globali di 1,5 gradi, riconoscendo di fatto una spaccatura all’interno del G77. Sarà inoltre creato un fondo per il clima sotto l’egida delle Nazioni Unite, e non della Banca mondiale come voluto da Washington.

FRANCIA - Il presidente francese, Nicolas Sarkozy, vuole procedere «il più rapidamente possibile» verso una riduzione del 30% in Francia delle emissioni di gas a effetto serra. Lo ha dichiarato il ministro dell’Ambiente francese, Jean-Louis Borloo. L’Ue già un anno fa si era impegnata a ridurre le emissioni del 20% entro il 2020 rispetto alla situazione del 1990. Fonti comuitarie hanno indicato che i capi di Stato e di governo della Ue si accorderanno per concedere un aiuto immediato di 2 miliardi di euro all’anno dal 2010 al 2012 ai Paesi poveri per aiutarli nelle misure contro il riscaldamento climatico.


COPENHAGEN

 

 

dichiarazione degli obiettivi dell’Unione Europea, dell’associazione regionale scandinava, dell’agenzia energetica europea; Energy Tour sul risparmio energetico;

 

déclaration des objectifs de l’Union Européenne, de l’assosiation régionale scandinave, de l’agencie européenne de l’énergie; Energy Tour sur la consommation énergétique.

 


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