sopra le nuvole, il cielo è azzurro


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L’EUROPE TROP FAIBLE OU LACHE?

 

 

Ce jeudi et vendredi, à Bruxelles, se tient un sommet européen qui doit décider de la position européenne dans les négociations à Copenhague. Pour faire simple, l’issue des discussions de Bruxelles va déterminer ce que diront les négociateurs la semaine prochaine à Copenhague. L’Union était attendue sur de nombreux points et parmi ceux-ci les suivants : le financement de l’adaptation aux changements climatiques pour le court et le long terme, les réductions d’émissions pour 2020 et la prise d’une position commune sur les mécanismes d’utilisation des sols (LULUCF).

 

A présent que ce Sommet est fini, il est temps de faire les comptes des bons et des mauvais points de l’éventuelle évolution de la position européenne. Encore une fois, essayons d’être positifs sur ce qu’il vient de se dérouler à Bruxelles lors de ces dernières 24 heures et présentons les bons points :

 

 

  • L’Union Européenne s’est prononcée pour la signature d’un traité légalement contraignant avant le mois de juin 2010, ce qui permettrait de disposer de six mois de plus pour la ratification. Jusqu’à présent, on parlait de la conférence de Mexico qui doit se tenir à la fin de l’année 2010. Ces six mois supplémentaires permettront juste d’espérer que le traité puisse réellement entrer en vigueur à partir de 2012.
  • De plus, les Chefs d’Etat réunis à Bruxelles se sont engagés à donner 2,4 milliards de dollars par an pour ce que l’on appelle la « fast start » finance, c’est-à-dire avant 2012 et l’entrée en vigueur d’un nouveau protocole. L’argent que l’UE va ainsi mettre sur la table va permettre aux pays les plus vulnérables de commencer le long chemin de leur adaptation aux changements climatiques. Ce financement sera spécifique pour l’adaptation, la réduction des émissions ou encore la protection des forêts.

 

Au-delà de ces deux bons points, et comme malheureusement rien n’est jamais parfait, il faut aussi remarquer quelques mauvais points. De particulièrement mauvais points. En effet, il ne faut pas juger la déclaration du sommet européen par rapport à ce qu’il s’y est dit, mais bien à ce qu’il n’y s’est pas dit. Les points sur lesquels aucun accord n’a pu être trouvé. Et parmi ceux-ci :

 

 

  • L’Union ne s’est toujours pas prononcée sur la question de l’additionnalité du financement de l’adaptation aux changements climatiques. Les pays bloqueurs parmi lesquels peut-être la France et l’Allemagne ont manifestement empêché qu’un accord soit trouvé sur ce point. En ne se prononcant pas sur la question de l’additionnalité, l’Union ne s’est pas non plus positionnée sur sa participation au financement de l’adaptation aux changements climatiques pour le long terme. Et cette absence de clarté risque probablement de manquer dans les prochains jours lorsque l’examen du texte aux Nations Unies abordera ce financement.
  • Concernant les objectifs de réduction d’émission, l’Union Européenne ne s’est pas décidée à passer la barre des 20% et ainsi de décider que l’objectif de 30% allait devenir inconditionnel. Malheureusement, sur cet aspect, l’Union a péché. Et même si elle « autorise » d’autres pays à avoir des objectifs de réduction plus ambitieux, elle ne s’engage pas elle-même à l’être au nom des 27 Etats-membres. Il deviendra alors très compliqué de demander aux grands émergents ou aux USA de s’engager plus fortement si nous-mêmes ne sommes pas capables de relever nos niveaux d’ambition.
  • Et dernièrement, comme je l’ai abordé de mon précédent article, l’Union ne s’est pas non plus prononcée sur le mécanisme appelé LULUCF.

 

Une vraie (et peut-être dernière) occasion semble avoir été loupée. Même si des bons points sont à mettre en avant, il semble de plus en plus clair à présent que l’Union Européenne va arriver en ordre dispersé à Copenhague sur certains sujets. Cette perpétuation des divisions intra-européennes alors que le Sommet de Copenhague est en cours n’encourage et n’encouragera pas les pays de l’Annexe I à devenir plus ambitieux.

 

Il ne faut cependant pas oublier de garder à l’esprit que beaucoup de pays de l’Union cherchent à garder des « cartes en main » afin de ne les dévoiler que dans la dernière nuit de négociations à Copenhague. Nous voilà donc réduits à espérer qu’il reste bien des cartes en main et qu’elles tomberont réellement dans la froide et sombre nuit du 18 décembre.

 

 


Trop petits pour se soucier du climat ?, par Andrus Ansip

 

 On insinue régulièrement que les « nouveaux » Etats membres de l’Union européenne ne se préoccupent pas assez de l’environnement et, en particulier, du changement climatique. L’idée serait que plus un pays est pauvre, moins il se soucie de l’environnement. Elle est selon moi erronée : car les petits pays sont plus dépendants de la qualité de l’environnement, puisqu’elle influe plus profondément sur leur économie.

Nos revenus ont beau être inférieurs à la moyenne de l’UE, nous ne sommes pas pour autant indifférents à la question du changement climatique, pas plus que nous ne voyons dans la lutte contre cette menace un fardeau supplémentaire. A l’inverse, l’Estonie adhère sans réserve aux objectifs ambitieux de l’UE en la matière. Mieux, nous sommes convaincus que la lutte contre le réchauffement pourrait même renfermer la solution à la crise économique actuelle.

Pour surmonter la récession, l’économie internationale a besoin d’un accord mondial sur le climat. La croissance économique à long terme est étroitement liée à la politique sur le climat. Les investisseurs sont actuellement rétifs, en raison de l’instabilité des marchés, et il faudra un accord à Copenhague pour encourager les projets prévoyants à long terme. Améliorer la fiabilité du marché des technologies vertes permettrait d’y attirer les financements et de promouvoir son développement.

Je suis convaincu que les nouvelles technologies vertes peuvent avoir des conséquences bénéfiques sur nos économies. La lutte contre le changement climatique est étroitement liée au développement d’énergies alternatives et à une meilleure utilisation de toutes les sources d’énergie.

Ce combat prêche aussi en faveur d’un usage des ressources locales plus respectueux de l’environnement, qui aide les pays à réduire une dépendance souvent trop forte aux énergies fossiles. Développer un réseau vert apportera un souffle nouveau à notre développement industriel tout en créant des emplois et des synergies dans d’autres secteurs.

Dans les décennies à venir, nous verrons l’offre énergétique diminuer et les gisements de pétrole et de gaz s’épuiser, mais nous devrons aussi nous adapter au changement climatique. Atteindre en temps et en heure les objectifs que s’est fixés l’UE à l’horizon 2020 sera bénéfique autant au climat qu’à l’industrie. L’Europe doit rester l’un des moteurs internationaux en la matière en prônant les mesures nécessaires et en exploitant de nouvelles technologies.

Toute instabilité ou incertitude à grande échelle est une menace importante pour les petits pays : ils sont certes capables de réagir plus vite aux changements, mais ces derniers auront pour eux de plus lourdes conséquences. Le G20 a reconnu collectivement la nécessité d’une réglementation financière accrue en raison de la menace imminente d’une nouvelle dégradation du contexte financier. La même logique a cours en matière de réglementation environnementale, car, là aussi, si l’actuelle indolence mondiale face aux causes et aux effets du changement climatique se prolonge et, avec elle, la détérioration du climat planétaire, c’est bien une catastrophe qui s’annonce.

La politique en matière de climat a par ailleurs des conséquences incontestables dans d’autres domaines, en particulier dans celui de la sécurité énergétique. Comme partout ailleurs, le secteur des énergies en Estonie a besoin d’investissements et de modernisation. En l’absence de cadre international clair, les décisions d’investissements restent incertaines, puisque les conditions à venir en termes de coût de production, de concurrence régionale et de vente et d’exploitation de l’électricité produite ne sont pas claires elles-mêmes.

Sans investissement, la capacité nationale de production électrique se révélera obsolète et non concurrentielle. Dans un monde parfait, sur des marchés parfaits, les manques de la production nationale pourraient être palliés par des importations. Cependant, les marchés tels que nous les connaissons sont très loin d’être parfaits, et rien ne garantit que cette substitution se fasse en des termes équitables et comparables. Sans production nationale, la maîtrise de l’offre, donc la maîtrise de la sécurité énergétique, est vouée à diminuer.

Les problèmes s’étendent par ailleurs aux industries émettrices de CO2, comme celle du ciment. En l’absence d’accord international, les producteurs risquent davantage de déplacer leurs activités dans des régions à la législation environnementale moins contraignante. C’est déjà le cas dans le Bassin méditerranéen, dont la côte sud reçoit des investissements dans de nouvelles installations. Je n’ai rien contre la liberté d’investissement. Cependant, elle risque en l’occurrence de se traduire par une augmentation des émissions polluantes mondiales et des dommages environnementaux. Les préférences des investisseurs pourraient changer si une réglementation luttant contre le changement climatique était partout uniformisée.

Nous ne surmonterons pas la récession mondiale en exploitant toujours plus d’énergies fossiles et en augmentant nos émissions de CO2. L’amélioration globale du niveau de vie, dans tous les pays, doit être envisagée dans un contexte de développement durable et écologique. Les gouvernements du monde entier doivent adopter une approche constructive, contribuer au débat sur le changement climatique et s’efforcer de trouver leur place dans ce puzzle planétaire. L’interdépendance et l’importance de leur participation ne doivent pas être sous-estimées par les petits Etats : les responsabilités, comme les bénéfices d’un accord international, ne reviennent pas uniquement aux grands pays. Un accord international autour d’un cadre commun est la condition sine qua non du développement à long terme, tant pour les grands pays que pour les petits.

 


NOUVELLES DE COPENHAGEN

 

 

LE MONDE

 

Plusieurs objectifs chiffrés ont émergé, vendredi 11 décembre, à l’issue de la première semaine de négociations sur le climat à Copenhague : aide de l’Union européenne (UE) aux pays les plus pauvres et les plus vulnérables, objectif d’une hausse maximale des températures mondiales et objectif d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais pour que chacun des objectifs présentés, de nombreuses questions restent en suspens et les modalités pour les atteindre ne font pas l’unanimité.

A Bruxelles, à l’issue d’un sommet de l’UE, les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont convenu d’accorder 7,2 milliards d’euros d’aide rapide aux pays pauvres sur trois ans, soit 2,4 milliards d’euros par an en 2010, 2011 et 2012. Le chèque européen doit financer un pot mondial abondé par les nations riches de près de sept milliards d’euros par an. L’UE prendrait ainsi 30 % du total à sa charge. L’UE a par ailleurs réaffirmé son offre conditionnelle d’une baisse de 30 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, contre 20 % actuellement.

Le président français s’est félicité de ces engagements, jugeant qu’ils plaçaient l’Europe en position de « leadership » dans les négociations de Copenhague. Cependant, les pays en développement et plusieurs ONG critiquent le fait que l’UE ne se soit pas prononcée sur l’aide à moyen et long terme. Cette annonce a ainsi été jugée « insignifiante » par le délégué soudanais Lumumba Stanislas Dia-Ping, dont le pays préside le G77, qui représente 130 pays en développement. « Cela nourrit en réalité encore plus la défiance sur les intentions des leaders de l’Union européenne à l’égard du changement climatique. »

Le financement à court terme n’est pas la réponse, a par ailleurs affirmé le vice-ministre des affaires étrangères chinois, He Yafei. « Que ferons-nous dans trois ans ? », s’est-il interrogé. « Le plus important serait d’avoir un mécanisme opérationnel au moins à moyen terme, assurant des fonds aux pays en développement.«  Dans un chat au Monde.fr, Sandrine Mathy, présidente du Réseau action climat, a elle aussi regretté que l’Europe ne se soit pas engagée sur « des financements de moyen terme, qui doivent pouvoir être prévisibles, stables et suffisamment ambitieux ».

 

 


ULTIME DA COPENHAGEN

 

(AGI) – Bruxelles, 11 dic. – I 27 capi di Stato e di governo dell’Unione europea potrebbero incontrarsi nuovamente in un vertice informale a margine della Conferenza Onu sul clima di Copenhagen in cui stabilire l’ammontare preciso dell’impegno Ue per sostenere i paesi piu’ poveri nella lotta al cambiamento climatico. Il nuovo vertice si dovrebbe tenere il 17 dicembre, quando i leader europei sono attesi a Copenhagen per partecipare agli ultimi due giorni della Conferenza. Secondo quanto si apprende a margine del Consiglio europeo che sta per concludersi a Bruxelles, cinque Stati dell’Ue non avrebbero ancora messo sul piatto la loro disponibilita’: per questo, il documento finale del vertice potrebbe non stabilire la cifra dell’impegno europeo per « l’azione immediata » da avviare nel 2010, il cosiddetto « fast start » per il quale, secondo le stime della Commissione, sarebbero necessari ai paesi emergenti fra i 5 e i 7 miliardi di euro all’anno. (AGI) .


COPENHAGEN

 

 

Consiglio Mondiale sulla sostenibilità economica dei Paesi in via di sviluppo; riunione della camera del commercio internazionale; organizzazione del Global Business Day per effettuare trattative internazionali; Conferenza sull’istruzione climatica nelle scuole; Energy Tour sull’energia domestica;

 

Conseil Mondial sur le soutien économique des pas en voie de développement; réunion de la chambre de commerce internationale; organisation du Global Business Day pour effectuer les négociations internationales; Conférence sur l’instruction climatique dans les écoles;  Energy Tour sur l’énergie domestique.

 

 


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